Meilleurs voeux pour 2019 !

Très chers Collègues,

L’année 2019 est pleine de promesses. Nous ne doutons pas, d’abord, que les conclusions des groupes de travail issus du Conseil supérieur prendront en compte, au moins pour partie, ce que nous avons tenté de porter avec vous ce trimestre (www.usma.fr). L’accroissement des possibilités de mobilité pour les collègues qui ne peuvent profiter des postes ouverts en Île-de-France est, ensuite, presque acquise (la nouvelle lecture devant l’assemblée débute le 15 janvier). Le dialogue entre les magistrats des tribunaux et cours et les magistrats membres de la Section du contentieux n’est plus un vœu pieu. Et, enfin, la qualité et la quantité de l’information des magistrats par le secrétariat général en matière, notamment, d’avancement, progressent continuellement. Il n’y a pas pourtant pas là de lauriers sur lesquels nous reposer.

Nous vous proposerons donc trois axes de travail au cours de l’année 2019.

Le premier sera l’expression d’une continuité : nous ferons vivre le débat national, avec pour volonté d’associer l’ensemble des acteurs de la juridiction administrative, du président de la section du contentieux aux magistrats et personnels de greffe, en passant par les chefs de juridiction lors des visites de juridiction. Nous ne cesserons pas de demander une amélioration de nos conditions de travail, un renforcement de l’accompagnement de nos parcours professionnels, une augmentation de notre rémunération et la préservation du sens de notre métier de magistrat, car de la même manière que la liberté de la presse ne s’use que lorsqu’on ne s’en sert pas, la liberté syndicale nous engage.

Le deuxième nous conduira à prendre de la hauteur : indépendance, impartialité, place du juge administratif dans la société, shadoksisation [1] du droit des étrangers, nous voulons réfléchir avec vous, avec les magistrats judiciaires et financiers, avec les avocats, avec le pouvoir exécutif et les parlementaires, à la construction de la juridiction administrative de demain. Nous formons le vœu d’une loi « Jade » [2], pour oublier le rendez-vous manqué de la loi de programmation pour la justice, ainsi que d’une vraie simplification du droit des étrangers et du droit d'asile.

Le troisième sera plus prosaïque : nous allons faire vivre notre réseau de délégués en juridiction en leur fournissant les outils nécessaires à la défense et à l’information des magistrats. Nous allons rédiger des fiches sur tous les sujets qui leur semblent ou vous semblent le justifier.Développer notre documentation pour professionnaliser nos interventions et vous donner des documents clés en main utiles tout au long de votre carrière.

Dans l’attente de ces travaux à venir, toute l’équipe de l’USMA vous souhaite une année 2019 pleine d’épanouissement professionnel et, puisque nous ne sommes pas seulement des hauts-fonctionnaires et des magistrats, mais aussi et surtout des êtres humains, pleine d'épanouissement personnel, pour vous et pour vos proches.

   

[1] Référence à la devise Shadok : « Il vaut mieux pomper, même s'il ne se passe rien, que de risquer qu'il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas ».

[2] Pour nos collègues de la nouvelle promotion qui ne le sauraient pas (et auxquels nous souhaiterons la bienvenue de vive voix jeudi), Jade = "Juridiction Administrative de Demain", c’est le sens de l’acronyme du décret "Jade".

L'équipe de l'USMA

PS : Nous nous permettons de vous rappeler ici que l’USMA a aussi besoin de votre participation financière, car nos actions ne sont rendues possibles que par le fruit exclusif de vos adhésions (les soldes à – 50% sont ouvertes aux primo-adhérents…).  

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